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Steve Omischl raconte sa visite au Ghana avec Right to Play

Vancouver, C.-B., le 1er mai 2008 – En tant que membre de l’équipe olympique canadienne de ski acrobatique, j’ai fait quelques voyages plutôt exceptionnels, mais aucun ne se rapprochait de l’expérience que j’ai récemment vécue au Ghana. J’étais vraiment honoré que Right to Play me demande de me joindre à trois des meilleures athlètes féminines du Canada pour un voyage en Afrique occidentale. Guidé par Clara Hugues, j’ai rejoint Emily Brydon et Mellisa Hollingsworth pour passer cinq jours à visiter les écoles, les centres communautaires, et même un camp de réfugiés libériens dans la capitale du Ghana, Accra. L’objectif du voyage était d’inspirer les enfants, les enseignants et le personnel de RIGHT TO PLAY grâce à des histoires sur le Canada, la neige et le sport olympique; une totale nouveauté pour ces personnes vivant dans des températures plus que tropicales la majeure partie de l’année.

La plus grande partie de notre temps était consacrée à participer aux jeux des enfants qui visaient à leur enseigner ce que sont la malaria et le VIH, pour n’en nommer que quelques-uns. Les jeux visaient aussi à aider les enfants à renforcer leur estime de soi, à acquérir des aptitudes sociales et à contribuer à leur développement physique; tous des atouts clés lorsque l’on est confronté à un environnement aussi difficile. Trouver du travail constitue un défi, tout comme avoir à se débrouiller seul pour assurer sa survie. Des familles ayant de nombreuses bouches à nourrir et dont les terres agricoles sont sèches est une réalité que les ménages nord-américains ne connaissent pas.

Ce qu’il y a d’effrayant à voyager en Afrique pour la première fois est d’être exposé à une chose à laquelle nous espérons ne jamais devoir faire face : la pauvreté extrême. La plupart des gens qui sont allés en Afrique essaient de vous mettre en garde contre ce que vous pourriez y voir, mais tant que vous n’avez pas vu d’enfants jouer dans des conditions absolument dégoûtantes et probablement victimes de malnutrition ou atteints d’une maladie quelconque, vous ne pouvez comprendre à quel point la vie peut être difficile. Personnellement, c’est l’aspect avec lequel j’ai eu le plus de difficulté. J’ai toujours apprécié mon pays et la vie que je mène, mais de voir des personnes dans le besoin extrême m’a vraiment touché. La plupart des Nord-américains n’ont AUCUNE IDÉE de leur chance. Si le paiement d’impôts, le retard d’un vol ou l’obtention d’une contravention sont des événements qui nous affectent habituellement, nous devrions mettre les choses en perspective et essayer de se priver de nourriture pendant quelques jours!

Mais je souhaite maintenant changer de sujet et ne pas mettre l’accent sur les choses négatives que j’ai vues. Je dois dire que pour compenser toutes les choses difficiles que j’ai vues, j’ai aussi rencontré les êtres humains les plus extraordinaires avec lesquels il m’ait été donné de discuter. Des hommes et des femmes instruits qui ont choisi de se consacrer à aider les enfants à devenir les prochains leaders de leur pays. Des hommes et des femmes qui sont conscients de leur responsabilité d’aider leurs compagnons à bâtir un avenir viable pour ce pays. Il serait simple pour eux de dire que cela ne les concerne pas et de tourner le dos. Toutefois, c’est ce dévouement présent chez le personnel de Right to Play et les guides que je n’oublierai jamais. Tout le monde devrait avoir la chance d’avoir à ses côtés une personne pour lui donner un coup de main dans des situations difficiles, même sans compensation.

Une autre chose qui m’a frappé lors de mon voyage est la façon dont les enfants jouent. J’ai visité beaucoup d’écoles et j’ai joué avec des enfants de tous âges, mais c’était autre chose avec ces enfants. L’enthousiasme et la joie que je lisais sur leur visage ne se comparaient en rien à ce que j’avais déjà vu. Ils prenaient vraiment plaisir à jouer. Lorsqu’on leur a demandé ce qu’ils avaient mangé pour déjeuner, certains ont répondu du riz, d’autres n’ont pas répondu… Mais, lorsque les jeux ont commencé, ils ont couru, sauté, chanté et se sont pourchassés comme s’ils avaient mangé un brunch du dimanche au Hilton. En Amérique du Nord, à moins de leur proposer un jeu vidéo, il est souvent difficile de faire bouger les enfants après le déjeuner. Il y a là matière à réflexion, non?

Je n’avais pas besoin de visiter l’Afrique pour me rendre compte à quel point notre vie peut parfois être facile. J’en étais déjà bien conscient. Toutefois, il m’a fallu parcourir plus de 16 000 kilomètres pour constater l’impact de l’excellent travail de Right to Play dans le monde. Peu importe notre situation, on a tous besoin de rire et de s’amuser. Si RIGHT TO PLAY arrive à le faire tout en éduquant, l’organisation est à la hauteur de ses deux devises : « Quand les enfants jouent, tout le monde gagne » et « Prendre soin de soi, prendre soin les uns des autres ».

Steve Omischl

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-- Affiché le 1 mal 2008

 




 

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