Un des skieurs les plus médaillés du monde accroche ses skis… pour l’instant.
Le skieur acrobatique canadien Steve Omischl a mené une carrière remarquable. Il a gagné quatre globes de cristal de la FIS en sauts acrobatiques, a été couronné deux fois champion du classement général de la FIS, a remporté quatre médailles aux Championnats du monde, y compris une première place en 2005, ainsi que 40 médailles en Coupe du monde FIS.
L’élément qui brille par son absence dans la collection d’Omischl est une médaille olympique. Bien qu’il ait participé à trois Jeux olympiques d’hiver, y compris ceux de Vancouver, Omischl n’a jamais atteint son plein potentiel sur la scène sportive possiblement la plus importante au monde.
Et même si Omischl sait que tout son pedigree lui vaudrait sûrement un best-seller, il est manifestement hanté par ses décevantes performances olympiques (11ème à Salt Lake City, 20e à Turin et 8e à Vancouver).
Néanmoins, Omischl a décidé que son corps « en avait assez » et a avoué que de garder le cap sur Sotchi en 2014 n’était probablement pas possible.
« Je veux pouvoir m’amuser le reste de ma vie », a-t-il déclaré, ajoutant que la douleur de sa décevante performance à Vancouver était encore présente, quoiqu’allégée par les souvenirs de sa préparation en vue des Jeux.
« Après avoir vu ce dont j’étais capable dans les années précédant les Jeux (de Vancouver), je sais que je ne pourrai jamais être meilleur que cela. Le mois de février 2010 a vraiment été l’apogée de ma carrière. Lors des entraînements, je sautais mieux que jamais et je me surprenais même », a expliqué Omischl, ajoutant en riant, « C’est quand même un peu triste de penser qu’à partir de maintenant, ça ne peut que décliner! »
Omischl, qui, à 31 ans, s’est décrit comme possédant les hanches d’un golden retriever vieux de 10 ans, sait qu’il a besoin de repos. Il n’est cependant pas tout-à-fait prêt à renoncer au sport et a même avoué qu’il ferait peut-être un retour dans quelques années. Mais pour l’instant, il s’est lancé dans la création d’un programme de développement des sauts avec l’Association canadienne de ski acrobatique pour les jeunes athlètes à Whistler en Colombie-Britannique.
« Je pourrais retourner à l’école, a-t-il expliqué, je devrais retourner à l’école. » À la place, il enseignera.
« Ce sport m’a tout donné et ce serait dommage que je le laisse de côté. Ce serait égoïste et idiot. Il est temps d’aider les jeunes de la relève. »

D’une certaine façon, la création d’une équipe de sauts à Whistler est la chose idéale. La vallée déborde de jeunes sportifs ébahis par les prouesses dangereuses et les pistes de ski les plus difficiles. Le club de gymnastique de la région est de haut calibre et vient d’engager une ancienne gymnaste de l’équipe nationale australienne, Louise Stark, afin de créer un programme de trampoline pour la compétition. Il y a également une excellente installation de rampes d’eau dirigée par l’ACSA, essentielle pour l’entraînement des sauts pendant l’été.
Toutefois, Omischl sait très bien qu’il peut être relativement facile d’attirer des jeunes talentueux à pratiquer les sauts acrobatiques, mais cela prend une dose énorme de détermination et de discipline pour qu’ils deviennent des champions sur la scène mondiale.
Comme discipline sportive, les sauts semblent très excitants, mais pour avancer dans ce sport, ça nécessite des années d’entraînement et de répétition.
« Le défi à Whistler est qu’il y a tant d’opportunités différentes. Mon travail est de rendre les sauts acrobatiques amusants, épatants et assez intéressants pour ‘accrocher’ les jeunes. »
Omischl explique que son premier objectif est de montrer à ses jeunes apprentis que développer la base des sauts – un bon sens aérien et une habileté naturelle à exécuter des périlleux et des vrilles – les mènera plus loin peu importe où ils se dirigeront, que ce soit vers les bosses, la demi-lune, le big air, ou encore, comme l’espère Omischl, les sauts.
Jusqu’à maintenant, six jeunes âgés entre 9 et 12 ans se sont inscrits au programme d’Omischl. Ils gagnent ce que l’équipe nationale a perdu. Qui sait, peut-être que l’un d’entre eux rapportera l’insaisissable prix olympique.
Pour plus de détails ou pour fixer une entrevue avec Steve Omischl, veuillez communiquer avec la directrice des relations avec les médias de l’ACSA, Kelley Korbin, à kelleykorbin@freestyleski.com.
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